Le territoire de la Guinée-Bissau est formé d'une partie continentale et de nombreuses Îles baignant dans l'océan Atlantique; il s'agit de l'archipel des Bijagos. Le pays, dont la superficie égale à peu près celle de la Belgique, est situé en Afrique de l'Ouest, il est limité au nord par le Sénégal et au sud, par la Guinée-Conakry. La population du pays compte 1,586,029 habitants (estimation de juillet 2006) ; l'Île de Bubaque, capitale administrative, plus de 5'500 et l'archipel entier en totalise 15'000 environ.
La société de la Guinée Bissau a été très dégradée ; elle souffre toujours de l'impéritie généralisée et d'un niveau de corruption très élevé couplé à une gestion économique totalement insuffisante.
S'y ajoutent le poids de la dette, qui reste énorme, et le délabrement des systèmes éducatif et de santé. Un héritage désastreux, laissé par l'ancien chef de l'état, qui avait mis son pays sous coupe réglée, et les quelques mesures économiques inappropriées que son gouvernement avait prises, pèsent encore considérablement sur les activités économiques du pays. Le pourcentage de la dette extérieure de la Guinée-Bissau se monte à 319% du PNB (chiffre de 1994). Son poids est donc tel que, selon une statistique de la Banque Mondiale, la Guinée-Bissau est le deuxième pays le plus endetté au monde, en termes proportionnels.
Le RNB pro capita est de 200 $US pour cette même période, soit, par rang dans le monde, à la 117ème place sur 133. En 2005, le pourcentage de la population considérée comme vivant au-dessous du seuil international de la pauvreté (fixé à 1.25 dollars US/jour), était de 49.
Gràce à des prêts consentis par l'Union Européenne, le pays commence lentement à sortir du marasme économique et réhabilite ses infrastructures (routes, télécommunications, etc.) ; cependant, le gouvernement reste sous la perfusion des crédits internationaux et de l'aide de pays comme la Chine, par exemple. Quant à l'économie informelle, unique cadre commercial pour la grande majorité de la population, elle peine à se dynamiser faute de réels moyens financiers, donc de perspectives. Avec le nouveau gouvernement, démocratiquement élu après l'assassinat du précédent président, le secteur privé semble se réveiller et vouloir prendre son essor ; les capitaux lui font cependant défaut.
Pour ces raisons, l'aide et la solidarité internationales sont donc plus que jamais nécessaires pour permettre aux autochtones de valoriser leurs potentialités. Lorsque l'économie aura décollé, la Guinée-Bissau pourra enfin assurer à ses concitoyens le minimum vital, que ce soit dans les domaines de la santé, de l'éducation ou de l'économie.