Projet de création d’une école française à Bubaque, chef-lieu administratif de l’archipel des Bijagos
Bien qu’officiellement, l’éducation scolaire soit garantie aux enfants, du moins au niveau primaire, il n’est pas rare que, dans les campagnes ou sur les îles, certains ne puissent fréquenter l’école car leurs parents sont dans l’impossibilité de payer les frais de scolarité. Il faut savoir que, comme ils sont mal rétribués, lorsqu’ils le sont, les instituteurs demandent aux parents de s’acquitter d’un écolage mensuel afin de s’assurer d’un petit revenu. De plus, en ce qui concerne les enfants de réfugiés du Sénégal ou de Guinée-Conakry, aucun droit ne leur est consenti et l’admission à l’école est conditionnée à la place disponible dans les classes.
*En contrepartie de son salaire payé toute l’année, il est exigé de l’instituteur de donner des cours d’alphabétisation aux parents (surtout les femmes), ce une à deux heures par semaine.
Pour une somme finalement assez modeste au regard de nos dépenses annuelles, laisserons-nous ces populations sans l’éducation qui leur offrira la possibilité de gagner décemment leur vie sur place et d’accéder à la démocratie et au progrès ?